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La réhabilitation des ventouses

Ces outils ancestraux retrouvent une application douce dans les soins de beauté

L’idée était, à priori, décourageante. Un soin de beauté avec des ventouses? Elles qui font souvent penser à ces temps reculés de l’histoire où les médecins appliquaient douloureusement ces boules de verres sur le dos des malades, sans pour autant garantir la guérison… Mais à quoi donc les ventouses pourraient-elles bien servir, dans un spa ?

Longtemps reléguées au rang d’outil médical douloureux, elles sont à nouveau utilisées dans les soins minceurs, pour attaquer le capiton là où il se cache : sur les cuisses, les hanches et même le ventre (oui, vous savez, les fameuses « zones rebelles » qui peuplent les pages des magazines féminins). Seulement, l’opération, si elle est pratiquée par une main trop brutale, est loin d’être une partie de plaisir. On a beau prier sur sa table de massage pour que le bourreau qui s’acharne sur notre peau de bébé disparaisse en enfer, rien n’y fait : on passe un sale quart d’heure et on porte des pantalons pendant plusieurs jours, afin de masquer les kilomètres de bleus ainsi formés… Il faut souffrir pour être belle ? Je vais rester moche, merci.

Une méthode douce et drainante

Ca, c’était avant. Certaines marques et des instituts de massage ont enfin décidé de conserver les formidables vertus de cet engin tout en laissant ses désagréments de côté. Alors, on prend une grande inspiration et on oublie ses mauvaises expériences… Car les ventouses ont de grandes qualités, elles sont d’ailleurs utilisées de façon ancestrale dans les rituels thérapeutiques chinois. Les « ventouses » (qu’on ne nomme plus ainsi, d’ailleurs) ont de réels avantages pour faire circuler tout se qui est « stocké ». Tremble, petit capiton : son petit pouvoir de succion draine, galbe et fait aussi circuler les énergies, le sang et d’autres liquides organiques qui pourraient stagner sous la peau. Un palper-rouler asiatique, en somme. La technique, bien réalisée, aidera donc à se délester de quelques « gonflements » superflus, si bien sûr on fait attention par ailleurs à son alimentation et qu’on pratique un sport de fond comme la marche, ou la randonnée à vélo, pour déclencher en parallèle la combustion des graisses ainsi déstockées.

Les soins qui utilisent des ventouses ne sont pas pour autant des massages « bien-être » à visée relaxante. Petites natures, s’abstenir ! N’hésitez pas non plus à demander une pression moins forte si c’est vraiment douloureux : mieux vaut préserver vos veines. Et se l’interdire, si vous avez une tendance aux problèmes de circulation.

Le soin “Cha Ling” au Peninsula

Cette marque est inspirée des rituels de beauté de la médecine chinoise. Elle considère que la beauté est une question d’harmonie intérieure qui rejaillit sous la forme d’une peau saine et d’un teint resplendissant et lisse… Elle a donc créé une (jolie) ventouse (baptisée Ba Guan), en céramique et en silicone, qui est associée à une huile minceur au thé « Pu-er » (fermenté pendant des dizaines d’années, aux vertus détoxifiantes et purifiantes).

Le soin est étonnamment peu douloureux, avec la combinaison de cet ustensile et de la délicatesse d’une bonne praticienne. Celle-ci alterne les manœuvres de friction pour déloger la cellulite, de glissement pour regalber et des arrêts prolongés sur des points d’acupuncture pour éviter de restocker. Une douceur bienvenue associée aux vertus du thé Pu-er qui donne envie de suivre les recommandations dictées par Eric Bah, l’expert en médecine traditionnelle chinoise des lieux: “le thé éveille les humeurs et les pensées, il rafraîchit le corps et éveille l’esprit”. 

www.peninsula.com

Charlotte Langrand

Journaliste au Journal du Dimanche (JDD) rubriques Gastronomie-Cuisine, santé-bien-être

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